Informations Conférences

Toutes les conférences ont lieu à l’Espace Deydier à Pont d’Ucel à 18h30 précises.
Merci d’être à l’heure pour ne pas perturber le bon déroulement de la conférence.
Attention: pour le 30ème anniversaire la conférence-théatre du 2 décembre 2019 aura lieu à l’Espace Lienhart voie ZI de Ripotier à Aubenas

Le PASS conférences

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Venir à une conférence :

Les conférences sont accessibles à tous, adhérents ou non.

1- Vous êtes adhérent :

  • Vous pouvez acheter le PASS Conférences, son coût est de 10 € (5 € pour un étudiant), il vous donne accès à toutes les conférences du programme semestriel.
  • Vous réglez 5 € pour la conférence du jour, en présentant votre carte d’adhérent, ou 3 € en présentant votre carte d’étudiant.
  1. Vous n’êtes pas adhérent :
  • Le tarif est de 7 € pour la conférence du jour.
Date :
  • 1 septembre 2019 à 09H00
Tarif :
Tarif adhérent : 10 €
Informations complémentaires :
Toutes les conférences ont lieu à l’Espace Deydier à Pont d’Ucel, elles débutent à 18H30 précises.

Attention : pour le 30ème anniversaire la conférence-théatre du 2 décembre 2019 aura lieu à l'Espace Lienhart voie ZI de Ripotier à Aubenas

Les pratiques funéraires, 2000 ans d’histoire

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Les pratiques funéraires, 2000 ans d’histoire
 photo F Hernandez

Les pratiques funéraires sont un révélateur de la place des morts et de leurs rapports avec les vivants. Influencées par les croyances, les coutumes, les événements et les connaissances, elles ont varié au fil des siècles et constituent un bon observatoire de la société des vivants.

L’exemple de La Garde-Adhémar, en pays rural, s’insère pleinement dans les récentes perspectives de recherches archéologiques et historiques. Il permet d’appréhender, sur un temps long, la nouvelle organisation funéraire qui découle du passage de la nécropole antique au cimetière chrétien. Au XIXe siècle naissant, la nécessité d’éloigner les morts des vivants et la volonté d’établir un véritable culte des morts entraînent l’apparition du cimetière moderne et la municipalisation de la gestion des défunts. Actuellement, la société peut-elle se satisfaire  d’une marche vers un culte du souvenir des morts sans expression collective ?

Françoise Hernandez, historienne

Date :
  • 4 novembre 2019 à 18H30
Lieu / Point de rendez-vous :
Espace Deydier
Animateur / Conférencier :
Françoise Hernandez

L’absinthe : fascination et déchéance autour de la fée verte

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L’absinthe : fascination et déchéance autour de la fée verte
 E.Degas, l'absinthe, domaine public

Rencontre avec la fée verte qui a mené bon nombre d'artistes et d'écrivains à la suivre.

Nous allons voir comment l'absinthe a fasciné et comment cette fascination va sombrer dans une méfiance qui aboutira en 1915 à son interdiction. Le propos est de voir comment cette boisson a marqué la société du XIX ème siècle et comment elle a influencé tous les mouvements artistiques.

Cyril Devès, enseignant chercheur en histoire de l'art, école Emile Cohl à Lyon

Date :
  • 18 novembre 2019 à 18H30
Lieu / Point de rendez-vous :
Espace Deydier
Animateur / Conférencier :
Cyril Deves

Témoignage : Vivre avec « Le Mur » à Berlin

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Témoignage : Vivre avec « Le Mur » à Berlin
 Le Mur, photo PK

Le Mur de Berlin et la vie au quotidien des berlinois de l‘ouest

Après un court rappel de l'histoire allemande de 1937 à la construction du mur de Berlin, suivront quelques impressions étonnantes sur la vie à Berlin-Ouest.

‌‌Pendant 28 ans le "mur de la honte" a divisé la ville de Berlin, il a tué des hommes, séparé des familles. Alors comment pouvait-on vivre à Berlin-Ouest, malgré cette lamentable construction constituée de deux murs parallèles de 3,60m de haut séparés par un ’’no man's land" et surveillés par 14.000 gardes, 600 chiens et 302 miradors? Et pourquoi cette ville amputée de sa moitié a-t-elle attiré les jeunes, les artistes et les curieux du monde entier? Beaucoup de messages immortalisés sur le mur témoignent de la relation que les berlinois de l'Ouest entretenaient avec cette horrible construction.

Largement subventionnée par la République Fédérale d’Allemagne, Berlin-Ouest formait une île resplendissante au milieu du communisme soviétique.

Anne-Marie et Peter Krohn

Date :
  • 25 novembre 2019 à 18H30
Lieu / Point de rendez-vous :
Espace Deydier
Animateur / Conférencier :
Anne-Marie et Peter Krohn

30ème anniversaire : Conférence-théâtre, L’affaire Dussaert

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30ème anniversaire : Conférence-théâtre, L’affaire Dussaert

Lundi 2 décembre 2019 à 18 heures, Espace Lienhart Aubenas.

Pour fêter son trentième anniversaire votre association vous convie à une soirée festive :

Soirée en entrée libre pour les adhérents de l’association, sur simple présentation de la carte d’adhérent (le Pass 66 n’est pas nécessaire).

Adhésion et inscription avant le 28 novembre (adhésion annuelle à l’association = 12€).

Réservation obligatoire sur site, par mail, par courrier ou par téléphone, en précisant si vous participerez ou non au buffet.

1èrepartie: Conférence-théâtre : L’affaire Dussaert par Jacques Mougenot, auteur, interprète, metteur en scène

Qui se souvient de l’Affaire Dussaert qui jeta un pavé dans la mare déjà trouble du monde de l’art contemporain en février 1991, alors que les médias étaient accaparés par la guerre du Golfe ?

Sous la forme d’une conférence-théâtre entre satire et comédie, Jacques Mougenot nous instruit en nous amusant, car l’histoire de Philippe Dussaert (1947-1989) et l’affaire que suscita la vente publique de sa dernière œuvre, sont l’occasion pour l’auteur – acteur de répondre avec humour, pertinence et impertinence, aux questions que se pose parfois le profane en face d’œuvres d’art contemporain.

 

2èmepartie:  Buffet : l’équipe du Conseil d'Administration et les sympathisants vous accueilleront pour ce moment de convivialité.

 

3èmepartie : Animation musicale : le groupe Do à Do

La rencontre d'un banjo et d'une guitare dont l'objectif est de surprendre.

 

Date :
  • 2 décembre 2019 à 18H00
Lieu / Point de rendez-vous :
Espace Lienhart

Nanoparticules, outils d’innovation bénéfiques ou dangereux

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Nanoparticules, outils d’innovation bénéfiques ou dangereux
 Nanoparticule, photo D. Le Guellec

L’univers des nanoparticules est vaste et couvre de multiples secteurs, dont particulièrement l’électronique, la médecine, les industries alimentaire et textile.

Les nano-objets, dont l’intérêt repose sur leur morphologie et leur taille, promettent des avancées significatives dans de nombreux domaines.

Quelles en sont leurs champs d'application et leurs utilisations ?

Quels dangers éventuels et quels bénéfices représentent-ils pour l’homme ?

Dominique Le Guellec, Professeur des Universités, UMR de biologie tissulaire et ingénierie thérapeutique de Lyon

Date :
  • 9 décembre 2019 à 18H30
Lieu / Point de rendez-vous :
Espace Deydier
Animateur / Conférencier :
Dominique Le Guellec.

Marc Seguin, savant et entrepreneur

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Marc Seguin, savant et entrepreneur
 Passerelle de Tournon, photo A.Ainardi

Au XIXe siècle, Marc Seguin (1786 - 1875), originaire d’Annonay, fut une figure marquante des débuts de la révolution industrielle en France. Malgré une formation scientifique initiale assez limitée, il s’intéressa à de multiples domaines dans lesquels il réussit à s’illustrer grâce à une capacité de travail et d’autoformation remarquables et à un sens pratique indéniable.

Nous suivrons son parcours, depuis ses débuts dans l’affaire familiale de commerce de draperie jusqu’aux entreprises créées avec ses quatre frères dans des domaines aussi variés que les ponts suspendus, le halage de bateaux, la construction et l’exploitation de lignes de chemin de fer...

Nous prendrons  pour exemple un petit pont suspendu sur la Cance, classé monument historique, restauré récemment en respectant l’architecture et les dispositions constructives d’origine. Photos et courts extraits vidéo permettront de comprendre l’originalité et les limites de cette technique encore assez nouvelle à l’époque.

Alain Ainardi, Ingénieur génie civil

L’industrie en Ardèche : patrimoine et reconversion

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L’industrie en Ardèche : patrimoine et reconversion
  Les-Ollières-sur-Eyrieux, Usine Fougeirol, photo FV

Si les documents touristiques mettent souvent en avant les aspects naturels et le passé préhistorique, antique et médiéval de l’Ardèche, de nombreux habitants gardent aussi la mémoire d’une histoire bien plus proche : celle de l’industrie, de ses nombreuses usines qui ont canalisé les cours d’eau, traité le fil, extrait la pierre, tanné les peaux… Certains de ces héritages, matériels et immatériels, sont parvenus jusqu’à nous. Ils posent la question de leur conservation, de leur transmission et plus largement de l’avenir que les communautés locales souhaitent construire et développer.

Ce voyage entre héritage, patrimoine et reconversion, est proposé dans une perspective géographique faisant état d’une recherche en cours au sein du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

Flore Vigné, chargée de recherche au Parc des Monts d'Ardèche

L’évolution du sexe chez les végétaux

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L’évolution du sexe chez les végétaux
 Pivoine voyageuse, photo JPM

Tout le monde sait comment se passe la reproduction chez les mammifères. Ces mécanismes chez les poissons, les araignées ou les vers de terre sont un peu moins connus. Mais tous ces animaux ont en commun de produire des gamètes : les spermatozoïdes des mâles vont féconder les ovules produits par les femelles. Le résultat étant la production d'un oeuf qui se développera ultérieurement en un individu.
Chez les plantes, les choses sont différentes et nettement plus compliquées. Les grains de pollen produits par les fleurs ne sont pas des gamètes mâles et ce que l'on nomme ovules dans le pistil d'une fleur n'est pas un gamète femelle.
Pour comprendre ce qui se passe chez les plantes à fleurs, il faut suivre le cours de l'évolution depuis les algues vertes marines comme la Laitue de mer, en passant par les fougères et les conifères.
Les mécanismes physiologiques sont étonnants, de même que les moyens utilisés pour assurer la fécondation entre des individus fixés au sol qui ne peuvent donc pas se rapprocher.

Jean-Paul Mandin, président de la société de botanique de l'Ardèche

Louis Pasteur, père de l’œnologie moderne et de la microbiologie

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Louis Pasteur, père de l’œnologie moderne et de la microbiologie
 Louis Pasteur, tableau d’Albert Edelfelt CC

En 1863, Napoléon III demande à Louis Pasteur, déjà célèbre pour la découverte des levures dans les fermentations lactique, alcoolique et acétique, d’étudier les maladies qui compromettent l’exploitation des vins français. Pasteur en identifie les microbes, préconise le chauffage des vins et dépose le brevet de la pasteurisation, qui permettra d' obtenir des produits français de qualité.

La vie de Pasteur et ses grandes découvertes seront évoquées, puis plus précisément ses travaux sur les levures, les maladies du vin et la pasteurisation.

Dominique Vidal, directeur de recherche en microbiologie et conférencier en histoire et philosophie des sciences

Du bâtisseur d’empire au prince des océans

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Du bâtisseur d’empire au prince des océans
 Voyage de Bougainville, photo Jeffdelonge, CC

A travers le miroir du temps, partons à la rencontre de deux personnages étonnants, assoiffés de rencontres et de découvertes.

D’abord, Samuel de Champlain, explorateur infatigable, cartographe génial, qui passa le plus clair de son temps dans ses voyages. Il fit notamment construire « l’Abitation du Québec », créant ainsi la Nouvelle-France et nous laissa des écrits évocateurs sur les amérindiens.

Puis, Louis-Antoine de Bougainville qui, après avoir participé aux guerres de conquête en Amérique du Nord, accomplira un premier tour du monde dont il rapportera certains épisodes, ainsi qu’une fleur désormais bien connue, la bougainvillée, offerte à Joséphine de Beauharnais. A sa mort, il sera inhumé au Panthéon, avec tous les honneurs.

Eric Gérome, écrivain-conférencier

La deuxième vague de domestication végétale au Proche-Orient : l’histoire de la vigne et de l’olivier

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La deuxième vague de domestication végétale au Proche-Orient : l’histoire de la vigne et de l’olivier
 la vigne et l'olivier, photo JS

Les débuts de la période Néolithique, il y a environ 12000 ans, ont vu la naissance de l’agriculture avec notamment la domestication des céréales et des légumineuses. Par la suite, à partir des VI ème - V ème millénaires av. J.-C., de nouvelles espèces végétales vont être domestiquées, particulièrement la vigne et l’olivier qui sont des productions agricoles méditerranéennes emblématiques.

C’est au cours des trois derniers millénaires av. J.-C., avec la naissance des villages agraires, des villes puis des Cités-États et des royaumes qu’apparaît un monde qui se complexifie d’un point de vue non seulement politique et social mais aussi économique.

Nous examinerons les incidences de ces changements sur les systèmes de production alimentaire et plus généralement, sur les systèmes agro-pastoraux.

Linda Herveux, chercheur CNRS, antenne de Jalès.

Les établissements monastiques de la montagne ardéchoise

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Les établissements monastiques de la montagne ardéchoise
 Abbaye de Mazan, photo MS

Entre la période carolingienne et le XIII ème siècle, la montagne, aux confins du Vivarais et du Velay a vu s'installer plusieurs établissements monastiques.

De leurs différentes façons de gérer la terre sont nés différents domaines qui conditionnent encore aujourd'hui les territoires de la montagne ardéchoise.

L'histoire de l'arrivée des moines et de la constitution de ces domaines nous conduira à la découverte des abbayes de la montagne notamment celles de Mazan et  des Chambons, la chartreuse de Bonnefoy, la commanderie de Lavillatte...

Elodie Blanc, historienne médiéviste.

La truffe, mythes et réalités

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La truffe, mythes et réalités
 Truffes, photo BH

Comment était perçue la truffe de l’Antiquité jusqu’à la Renaissance puis de la Renaissance à nos jours ?

Comment reconnaître quelques variétés de truffes ?

Quelles ont été les évolutions de la trufficulture et notamment le passage de la cueillette à la culture ?

Pourquoi développer la trufficulture en France et particulièrement en Ardèche ?

Conférencier, Serge Barruel, président du syndicat des trufficulteurs d’Ardèche.

L’absinthe : fascination et déchéance autour de la fée verte

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L’absinthe : fascination et déchéance autour de la fée verte
 E.Degas, l'absinthe, domaine public

Rencontre avec la fée verte qui a mené bon nombre d'artistes et d'écrivains à la suivre.

Nous allons voir comment l'absinthe a fasciné et comment cette fascination va sombrer dans une méfiance qui aboutira en 1915 à son interdiction. Le propos est de voir comment cette boisson a marqué la société du XIX ème siècle et comment elle a influencé tous les mouvements artistiques.

Cyril Devès, enseignant chercheur en histoire de l'art, école Emile Cohl à Lyon.

Winston Churchill, un héros du XX ème siècle

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Winston Churchill, un héros du XX ème siècle
 W.Churchill, photo BiblioArchives

Winston Churchill ou « Le vieux lion » est perçu aujourd’hui comme un héros de la 2ème guerre mondiale et un grand symbole de la Grande Bretagne.

Son style et le destin ont fait oublier qu’il fut parfois détesté de ses contemporains et considéré comme un politique raté.

Il sera intéressant de revenir sur cette part d’ombre qui révèle la complexité extrême et fascinante de ce chef de guerre au verbe haut, aristocrate sûr de lui et travailleur acharné.

Personnage aux facettes multiples, journaliste, écrivain, peintre et historien autant que militaire et membre de différents gouvernements, il était égoïste, méprisant, insupportable… mais aussi humaniste, visionnaire, jovial, bon vivant …

En définitive et contre toute attente, c’est comme homme politique qu’il aura marqué le XXème siècle en incarnant la lutte et la victoire contre le nazisme.

Anne Paquette, maitre de conférences honoraire à l’université de Paris 4 Sorbonne.

Résumé de la conférence  et bibliographie

Aventure industrielle : le familistère de Guise

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Aventure industrielle : le familistère de Guise
 Familistère de Guise, photo BD

C'est l’aventure industrielle, sociale et architecturale menée par Jean-Baptiste Godin (1817-1888), industriel influencé par la doctrine utopique de Charles Fourier. Godin investit son énergie, son savoir-faire et son capital dans une usine à Guise, usine célèbre pour la production des poêles en fonte Godin.

Il y adjoint des logements confortables pour les salariés, une école, des magasins coopératifs, une buanderie-piscine, une crèche, un théâtre, un kiosque à musique, des jardins.

Mais les inégalités de statuts dans l’association des salariés, les avancées sociales à l’extérieur du familistère, la grève de 1929… indiqueront toutes les limites de cette expérience. Et, en 1968 le marché mettra fin, à cette expérience coopérative.

Aujourd’hui, le patrimoine architectural de ce site, dignement restauré et réhabilité, en fait un lieu de visite et de réflexion sociale remarquable.

Bertrand DEVAUX,  Ingénieur en génie mécanique et auditeur libre à l’Ecole du Louvre.

Familistère de Guise : bibliographie

Familistère de Guise (Article libération)

Aventure industrielle : Lafarge et les cimentiers des bords du Rhône

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Aventure industrielle : Lafarge et les cimentiers des bords du Rhône
 Lafarge, les carrières, collection M.M-P

Marylène Marcel-Ponthier a publié plusieurs monographies et rédigé de nombreuses chroniques ayant pour objet le patrimoine de Montélimar et de ses environs. Ses travaux  l’ont conduite à s’intéresser aux vestiges des fours à chaux d’Ardèche et de la Drôme.

Nous découvrirons qui étaient les premiers cimentiers, quelles furent les premières implantations de leurs usines peu à peu absorbées par l’entreprise Lafarge. Quelle est l’histoire de la famille Pavin de Lafarge, de ses conceptions entrepreneuriales et quelle est  l’évolution de cette entreprise.

Marylène Marcel-Ponthier, écrivain conférencier.

Aventure industrielle : le moulinage de Landes à Chassiers

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Aventure industrielle : le moulinage de Landes à Chassiers
 Moulinage de Lande, collection BH

Suscité et encouragé par les soyeux lyonnais, le moulinage de la soie est devenu la grande affaire des ardéchois dès le XVIII ème siècle, au point de produire la moitié des quantités de fil utilisé par les tisserands de la grande ville.

Pour cela, on a construit dans le département quelque quatre cents fabriques, installées pour la plupart dans les fonds de vallées car utilisant l’énergie hydraulique. Ces fabriques se repèrent aisément dans le paysage à leur air de famille (bâtiments trapus et allongés).

Cependant quelques unes font exception et se distinguent par leur aspect esthétique original. En Bas Vivarais, l’exemple le plus notoire est celui de la fabrique de Landes à Chassiers.

Une analyse minutieuse de l’histoire de ce moulinage, entre 1800 et 1937 nous permettra d’en distinguer les évolutions dans le temps, d’explorer les conditions naturelles du site, les constructions successives et de cerner les causes d’échecs.

Yves MOREL, Agrégé de géographie, Docteur en histoire.

La chute de l’Empire Ottoman

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La chute de l’Empire Ottoman
 Empire Ottoman, photo lynxxx (public domain)

L'Empire Ottoman, qui s'étendait sur tout le pourtour de la Méditerranée et jusqu'à la Hongrie, a été disloqué à la fin  de la première guerre mondiale (il était l'allié de l'Allemagne) .

L'Angleterre et la France, lors du traité de Sèvres, ont imposé un découpage de frontières dont les répercussions font encore l'actualité d'aujourd'hui (Palestine, Israël, Liban, Syrie, Arabie Saoudite, Turquie, Arménie, Kurdistan...)

Yves Guiton, ancien directeur général des fondations John Bost et des Diaconesses de Reuilly.

Correspondances pendant la Grande Guerre

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Correspondances pendant la Grande Guerre
 photo P.Dubreuil

Cette conférence nous confirmera le rôle essentiel des services postaux civils et militaires, tant au plan logistique que social et humain, pendant la Première Guerre Mondiale .

Nous y examinerons le volume et les incidences des échanges de correspondance entre les soldats et leurs proches, l’organisation de la Poste tant civile que militaire à cette époque et les éventuelles censures.

Les témoignages de ces écrits nous permettront de plonger dans l’atrocité au quotidien de cette guerre et d’en mieux découvrir les acteurs.

Philippe Dubreuil, écrivain conférencier.

Pèlerinages fameux ou méconnus, du Moyen-Âge à aujourd’hui

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Pèlerinages fameux ou méconnus, du Moyen-Âge à aujourd’hui
 Le Puy , photo JS

Les chemins de Saint-Jacques connaissent aujourd’hui un renouveau extraordinaire, à l’instar, dit-on souvent, de ce qu’ils étaient au Moyen-Âge. Le sanctuaire de Saint-Gilles-du-Gard, plus près de nous, eut aussi son heure de gloire, et fut, au XII ème siècle, en son temps comparé à Rome, Jérusalem et Compostelle.

Nous reviendrons sur l’histoire de ces chemins, plus particulièrement le Camino Francés, le chemin du Puy et la Régordane, ce que l’on en sait, ce que l’on en imagine. Quand l’histoire et le mythe se mêlent…

Marie-Virginie Cambriels, écrivain.

Le PASS conférences

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Venir à une conférence :

  1. Tarif forfaitaire :
    • Vous pouvez acheter le PASS Conférences, son coût est de 10 € (5 € pour un étudiant), il vous donne accès à toutes les conférences du programme, il est réservé aux adhérents.
  2. Tarif unitaire :
    • Vous règlez 5 € pour la conférence, en présentant votre carte d’adhérent, ou 3 € en présentant votre carte d’étudiant.
    • Si vous n’êtes ni adhérent, ni étudiant, le tarif est de 7 € pour la conférence.
Date :
  • 1 septembre 2018 à 10H04
Tarif :
Tarif adhérent : 10 €
Informations complémentaires :
Toutes les conférences ont lieu à l’Espace Deydier à Pont d’Ucel, elles débutent à 18H30 précises.

Pablo PICASSO, une peinture qui mord

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Pablo PICASSO, une peinture qui mord
 P.Picasso, photo Ricard Canals i Llambí, Domaine public

Pablo PICASSO est l’un des plus grands artistes du XXème siècle, à la fois dessinateur, peintre, sculpteur… le maître espagnol a constitué une œuvre engagée, prolifique et passionnante.

Son parcours a été extrêmement riche ; il traverse divers courants artistiques sans jamais s’y enfermer, fait preuve d’une immense créativité et mène une profonde réflexion sur la peinture.

Picasso est un artiste chez qui les désirs, les sensations, les inquiétudes, les pulsions trouvent rapidement une traduction concrète formelle ; il ne s’arrête jamais sur l’acquis, interroge, conteste, détruit et reprend les formes qu’il invente, en les renouvelant.

Il manifeste inlassablement l’esprit de l’enfance, sa fraicheur et sa vigueur : «Je fais une peinture qui mord».

Coralie Bernard, enseignante en histoire de l’art.

La Sicile au carrefour des cultures

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La Sicile au carrefour des cultures
 Temple de la Concorde, Agrigente, photo B.Werner

La Sicile est une terre de légende, un carrefour où se sont mêlés intimement civilisations, arts et cultures, par les multiples conquêtes dont elle fut l’objet.

Phéniciens, Grecs, Romains, Vandales, Byzantins, Sarrasins, Normands, Suèves, Angevins, Espagnols… s’y succédèrent, faisant de cette île, située au point de rencontre de l’Occident et de l’Orient, un creuset, témoin privilégié de l’histoire de l’Occident méditerranéen.

Alain Galoin, enseignant chercheur en histoire-géographie.

Les francophones d’Amérique – entre résistance et métissage

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Les francophones d’Amérique – entre résistance et métissage
 Château Frontenac, Quebec, photo P. Hurteau

A travers un périple nous conduisant de Montréal à Cayenne et de Québec à St Pierre et Miquelon, nous irons à la rencontre de gens qui nous parlent à l’oreille dans notre langue avec un bel accent, comme un écho identitaire, à des milliers de kilomètres de chez nous.

A l’heure de la mondialisation, cette conférence nous propose de mieux comprendre cette francophonie passionnée et fraternelle, véritable espace économique, culturel et politique.

Eric Gérome, écrivain et conférencier.

L’opéra, art total

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L’opéra, art total
 Bayreuth Théâtre, gravure, photo E Schuré

Du spectacle lyrique des origines jusqu’au drame musical contemporain, quelle est l’actualité et quel est  l’avenir d’un art qui, à travers les siècles, a multiplié les expériences de jonction entre la musique et la scène théâtrale ?

Le propos portera sur le projet d’art total, révolution entreprise à Bayreuth par Richard Wagner (1813 - 1883) et parachevée par son petit fils, Wieland Wagner (1917-1966), dont la disparition prématurée n’a pas permis d’apprécier l’importance de son apport dans ce domaine.

Christian Cheyrezy, professeur de musicologie et artiste peintre.

Le comte d’Antraïgues, un personnage romanesque au temps de la Révolution

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Le comte d’Antraïgues, un personnage romanesque au temps de la Révolution
 Antraigues, photo collection B.Hofmann

La vie d'Emmanuel de Launay, comte d'Antraïgues, a été pour le moins mouvementée. Ce disciple des Philosophes a connu un bref moment de célébrité au plan national lors de la convocation des Etats Généraux en 1788. Mais le noble libéral qu'il semblait être va rapidement choisir l'émigration et la lutte contre-révolutionnaire. En compagnie de sa femme, une célèbre cantatrice, il va alors mener une vie aventureuse à travers toute l'Europe. Agent secret, espion, il servira tour à tour, en les trahissant parfois, les grandes puissances ennemies de la France révolutionnaire puis de Napoléon. Le mystère qui entoure sa fin tragique fait du comte d'Antraïgues un véritable personnage de roman.

 

Daniel Dumas, ancien enseignant, responsable de la commission "histoire" de la commune.

Les Cagots, un peuple maudit

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Les Cagots, un peuple maudit
 Porte des Capots, Mezin, photo Jmenj

Pendant près d’un millénaire, une catégorie de gens appelés les « Cagots » en France et les « Agotes » en Espagne, constituèrent un peuple maudit, qui connut, jusqu’au milieu du XIXème siècle, brimades et exclusions, comme les parias indiens ou les burakumin japonais.

Soumis à un statut très strict, ils ne pouvaient exercer que des métiers liés au bois, au fer et au chanvre ; ils furent donc charpentiers, charrons, forgerons, maçons, cordiers ou tisserands, parfois fossoyeurs, équarisseurs ou bourreaux.

Le propos portera par ailleurs sur les énigmes et controverses que leur histoire pose encore aujourd’hui.

Gérard Lamarque, ingénieur.

Les vicairies carolingiennes en moyenne vallée de l’Ardèche en l’an Mil

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Les vicairies carolingiennes en moyenne vallée de l’Ardèche en l’an Mil
 Pont Jaujac, photo J-C C.

Nous partirons à la découverte de la moyenne vallée de l’Ardèche aux alentours de l’an Mil. La spécificité de l’ordonnancement administratif et politique de l’époque y sera abordée par le biais d’une approche géo-historique.

Les recours aux textes anciens, ainsi que l’étude des cadastres (anciens et nouveaux), de photographies aériennes, de la toponymie et de la topographie des lieux, ont permis de mettre à jour plusieurs circonscriptions administratives carolingiennes, appelées vicairies. L'étude tentera d’en préciser les chefs-lieux et l’étendue.

Si ces structures administratives particulières disparaissent autour de l’an Mil, avec l’apparition des premiers châteaux, elles permettent cependant d’ouvrir un champ d’investigation original.

Jean-Claude Courtial, enseignant.

Symbioses : ne plus se passer de l’autre, et réciproquement

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Symbioses : ne plus se passer de l’autre, et réciproquement
 Anémone et poisson clown, photo Nhobgood

La vie est tissée de symbioses, quand des espèces différentes vivent tellement ensemble, en se rendant tant de services mutuels, que chacune ne peut plus se passer de l’autre. Sans abeilles, plus de miel, mais aussi plus de fleurs ; et sans fleurs, plus d’abeilles ! Les fourmis protègent des pucerons et se régalent de leur miellat.

Nous découvrirons des symbioses plus spectaculaires et moins connues : sans les bactéries symbiotes qui peuplent notre peau et nos intestins, nous ne survivrions pas ! Les arbres dépériraient sans l’association de leurs racines à des champignons. Chaque lichen est un mélange inextricable entre une algue et un champignon. Et la symbiose entre bactéries primitives a été à l’origine des cellules qui constituent désormais tout animal ou tout végétal !

Pierre Clément, biologiste, professeur honoraire des universités.

Le long chemin, de la chèvre angora, de Salavas au fil mohair.

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Le long chemin, de la chèvre angora, de Salavas au fil mohair.
 Chèvre angora et mohair, photo J-M B.

La chèvre angora est originaire de Turquie, d'où son nom qui porte l'ancien nom de la capitale qui est Ankara aujourd'hui. Sa lointaine origine est tibétaine d'où sa volumineuse toison. Bien acclimaté à Salavas, le troupeau est composé de 45 chèvres.

Le mohair pousse à une vitesse de 1,5 à 2 cm par mois en moyenne, on obtient donc à chaque tonte de belles mèches de 10 à 15cm, pour 1,6 à 4,5kg de mohair par chèvre. L’alimentation des chèvres est très importante, elle conditionne la finesse et la qualité du fil. La tonte est biannuelle, les toisons sont minutieusement nettoyées à la main de tous les débris végétaux.

La production de mohair nécessite de nombreuses opérations  (lavage, peignage, teinture …) réalisées dans différents pays européens, jusqu’à obtention du fil, que nous récupérons 9 à 10 mois plus tard, déjà teinté dans les couleurs demandées.

Jean-Marc Besnier, artisan du bois, amoulageur.

Les mystères du temps

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Les mystères du temps
 Prague,horloge astronomique. photo Andrew Shiva

Comment l’homme appréhende-t-il le temps ?

Nous verrons comment l’homme tente de contrôler le temps grâce à sa mesure. Puis nous aborderons les représentations et les définitions que les artistes et les philosophes ont données au temps, avant de nous interroger sur l’étude du temps physique.

Dans la vie quotidienne l’homme utilise le temps comme un moyen de repère, il l’appréhende différemment selon son histoire personnelle, sa religion, sa culture. Une distinction sera faite entre une vision linéaire du temps, prévalant en Occident, et une vision cyclique de l’ordre temporel, prévalant par exemple en Orient.

Mais cette entité comporte beaucoup d’autres facettes étranges et passionnantes. En biologie, on le retrouve dans nos cellules où les horloges internes gèrent le vivant. Dans certains appareils du quotidien (GPS), le temps devient relatif et nécessite une précision extrême. Lorsqu’on observe l’Univers, le temps cosmologique nous permet de remonter dans le passé. Dans le monde de l’infiniment petit, le temps devient quantique et n’existe plus.

L’Homme a tenté de contrôler, de se représenter et d’étudier le temps pour l’appréhender, sans réellement parvenir à le cerner sous tous ses aspects. Il demeure un grand mystère de la science et de la pensée humaine.

C’est une partie de ce mystère que nous tenterons de dévoiler.

Jean-Luc Boissel, professeur émérite.

Les mystères du temps (résumé de Jean-Luc Boissel)

Des anciennes aux « nouvelles » routes de la soie

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Des anciennes aux « nouvelles » routes de la soie
 Atlas Catalan, caravane, photo A. Cresques

Dès le IIème siècle av JC et jusqu’au XVème siècle, les échanges entre l’Europe et la Chine furent intenses et fructueux.

Aujourd’hui, l’Occident, après la financiarisation de son économie (cf. conférence UP du 2 déc. 2013) est obsédé par le court terme qui « myopise » toute vision économique, politique et culturelle.

La Chine, elle, pense à long terme avec un projet stratégique et économique présenté en 2013 par le Président Xi Jinping. Ce projet (2013-2049) qui implique une soixantaine de pays, est évalué à 1500 milliards de dollars, soit l’équivalent de cinq plans Marshall en monnaie d’aujourd’hui. Il consiste à bâtir de gigantesques réseaux d’infrastructures (routes, voies ferrées, ports, aéroports, corridors économiques...) reliant la Chine à l’Europe en passant par l’Asie Centrale, mais aussi en intégrant l’Afrique et l’Asie du Sud-est. Où en est-on aujourd’hui, cinq ans après la présentation du projet ?

Jacques Sassoon, Ingénieur.