Apprendre à lire un tableau : Courbet, sur un air de scandale

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Apprendre à lire un tableau : Courbet, sur un air de scandale
 Courbet, les tailleurs de pierres (public domain)

Depuis cinq siècles, les peintres traitaient des sujets de mythologie et d'histoire. Rien de tel chez Courbet, qui peignait, comme il l'avouait, ce qu'il voyait : un enterrement dans son petit village d'Ornans, dans le Doubs, une paysanne se baignant dans la rivière, un couple d'amoureux dans la campagne...

Le plus curieux, c'est qu'avec des sujets issus du quotidien, sa peinture crée l'événement. Il enchaînera les scandales de son vivant mais restera fidèle à sa vision plastique du monde, faisant de lui un père de la modernité en art.

Cyril Devès, enseignant chercheur en histoire de l'art, école Emile Cohl à Lyon.

 

Histoire du cinéma : Le jeune Claude Chabrol – premiers chefs d’œuvre

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Histoire du cinéma : Le jeune Claude Chabrol – premiers chefs d’œuvre
 C. Chabrol, photo T. Siebrands (Iberty)

Claude Chabrol, né en 1930 à Paris et décédé en 2010, est un membre de la génération "Nouvelle Vague".

Après un premier court métrage de Jacques Rivette, Le Coup de berger (1956), il réalise ses premiers films :

  • Le beau Serge en 1959 avec Jean-Claude Brialy, drame campagnard qui sera d’emblée couronné par un succès commercial conséquent,
  • Les Cousins, qui sort la même année, crépusculaire étude de mœurs, dans un Paris partagé entre existentialisme et misère.

Il montre déjà son originalité et son regard à la fois féroce et plein d’humour.

En plus de cinquante ans de carrière, il a alterné comédies de mœurs, drames, films noirs, films de genre et adaptations littéraires.

Dominique Renard.

Apprendre à lire un tableau : Le baiser dans les arts, l’esthétique d’un face à face

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Apprendre à lire un tableau : Le baiser dans les arts, l’esthétique d’un face à face
 Le baiser, Rodin, photo JS

Le baiser, dans ses représentations, pose un véritable problème. Comment rendre, sur la toile ou dans la pierre, cette expérience de l’intime, interne, indicible, cette union physiologique autant que mentale ? Comment traduire les élans du cœur, l’émoi des sens, la fusion des chairs et des âmes, la profondeur d’un baiser, son goût, l’échange des salives, les caresses qui l’accompagnent, sans tomber ni dans l’intellectualisation ni dans la trivialité ?

Parler de la représentation du baiser dans l’art, c’est aborder des questions d’ordre religieux, social ou historique, voire interroger les motivations psychologiques des artistes. Ce stage souhaite comprendre comment le baiser va sortir de la pénombre de l’intime pour se populariser comme symbole de l’amour, substitut de l’union charnelle.

Cyril Devès, docteur en histoire de l’art, enseignant-chercheur à l’école d’art Emile Cohl.